Lectures musicales : les recommandations de l’équipe du Choeur

Toute l’équipe du Choeur régional Vittoria souhaite vous faire découvrir ses recommandations de lectures musicales, parce que la musique ça se lit aussi !

En ce temps de confinement en France et à travers le monde, l’équipe du Choeur vous propose de redécouvrir la musique autrement.

Découvrez les conseils de lectures musicales de la part de chaque membre de l’équipe du Choeur. Il y en a pour tous les goûts et nous sommes certains que chacun saura trouver la perle dont il pourra profiter pendant ce confinement et même après !

N’hésitez pas à nous faire un retour de vos lectures.


MICHEL PIQUEMAL : directeur artistique et musical du Choeur


Son premier conseil de ses lectures musicales :

Pierre Auguste Renoir et la musique, de Catherine Merle (beaux-arts), édition la lucarne des écrivains


Qui ne connaît pas le célèbre tableau de Pierre-Auguste Renoir intitulé Jeunes filles au piano ? Ce chef-d’œuvre aborde le thème de la musique avec tendresse, poésie et nostalgie car la musique est chère au cœur du peintre.
Renoir peint comme l’oiseau chante et justement Renoir chante quand il peint. Enfant, il chantait déjà à Saint-Eustache sous la direction de Charles Gounod. Par la suite, il deviendra l’ami d’Emmanuel Chabrier, rencontrera Offenbach, croisera Wagner et appréciera Debussy. Il se rend volontiers au concert, fréquente l’Opéra et, lorsqu’il peint dans son atelier, il prend un réel plaisir à entendre chanter ses modèles.
L’art de Renoir est, à l’évidence, largement inspiré par la musique. D’ailleurs, une bonne cinquantaine de ses toiles évoquent les musiques qu’il a écoutées et appréciées. Autant de tableaux où Renoir, impressionniste qui aime saisir la musique vivante, peut marier la lumière et les sons.

Le deuxième conseil de ses lectures musicales :

Franz Schubert, la musique du cœur de Michèle Lhopiteau-Dorfeuille (musicologie), édition le bord de l’eau


La musicologue analyse la vie et l’oeuvre de Franz Schubert afin de comprendre l’origine de ses thèmes de prédilection que sont l’exil, l’errance, la solitude et la mort, alors même que sa courte existence fut ordinaire, calme et ordonnée, sans événements traumatisants ni grandes passions. Les deux CD comportent une soixantaine d’extraits illustrant son propos. ©Electre 2020


BORIS MYCHJLISZYN : chef associé


lectures musicales Boris Mychajliszyn

Son conseil de ses lectures musicales :

Le temps où nous chantions de Richard Powers (roman), édition 10-18.


Tout commence en 1939, lorsque Delia Daley et David Strom se rencontrent à un concert de Marian Anderson. Peut-on alors imaginer qu’une jeune femme noire épouse un Juif allemand fuyant le nazisme ? Et pourtant… Leur passion pour la musique l’emporte sur les conventions et offre à leur amour un sanctuaire de paix où, loin des hurlements du monde et de ses vicissitudes, ils élèvent leurs trois enfants. Chacun d’eux cherche sa voix dans la grande cacophonie américaine, inventant son destin en marge des lieux communs. Peuplé de personnages d’une humanité rare, Le temps où nous chantions couvre un demi-siècle d’histoire américaine, nous offrant, au passage, des pages inoubliables sur la musique.

Le Temps où nous chantions a été élu meilleur livre de l’année 2003 par le New York Times et le Washington Post.


CLEMENCE ANCEL-PIROUELLE : administratrice


lectures musicales Clemence Ancel-Pirouelle

Son conseil de ses lectures musicales :

Les violons du roi de Jean Diwo (roman), édition Gallimard.


L’auteur des Dames du Faubourg nous emmène en Italie pour vivre une époque prodigieuse et peu connue, charnière entre le XVII ème et le XVIII ème siècle, celle qui voit éclore en même temps le violon de concert, le concerto Classique et les premiers opéras. C’est le roman d’une poignée d’artisans de génie installés à Crémone, dont Antonio Stradivari, le plus grand luthier de tous les temps, qui achève de transformer le violon vulgaire et grinçant des ménétriers en instrument royal.

Durant plus de soixante ans, l’atelier de Stradivari livre aux rois et aux princes des violons aux sons et aux vernis magiques, jamais égalés depuis. Le maître préfère pourtant tailler ses voûtes et sculpter ses volutes pour ceux qui savent le mieux faire chanter ses violons : les virtuoses-compositeurs. Dans le roman de Jean Diwo, la musique baroque fait vibrer les chapelles, les salles de concerts, et se mêle intimement à l’histoire des luthiers.

Le plus mystérieux des instruments de musique et le plus secret de ses créateurs sont les principaux personnages de ce récit passionné en forme d’allegro.


CECILE LACHAUME : professeur de musique


lectures musicales cécile lachaume

Son conseil de ses lectures musicales :

Corps et âme de Frank Conroy (roman), édition Gallimard.


A New York, dans les années quarante, un enfant enfermé dans un sous-sol regarde les chaussures des passants. Pauvre, sans autre protection que celle d’une mère excentrique, Claude Rawlings semble destiné à demeurer spectateur d’un monde inaccessible. Mais dans la chambre du fond, enseveli sous une montagne de vieux papiers, se trouve un petit piano désaccordé. En déchiffrant les secrets de son clavier, Claude va se découvrir lui-même : il est musicien.

Ce livre est l’histoire d’un homme dont la vie est transfigurée par un don. Son voyage, jalonné de mille rencontres, amitiés, amours, le conduira dans les salons des puissants, et jusqu’au Carnegie Hall…

La musique, évidemment, est au centre du livre – musique classique, grave et morale, mais aussi la pulsation irrésistible du jazz. Autour d’elle, en une vaste fresque foisonnante de personnages, Frank Conroy brosse le tableau fascinant, drôle, pittoresque et parfois cruel d’un New York en pleine mutation.


ALEXIS DUBROCA : chef de chant – pianiste


lectures musicales alexis dubroca

Son conseil de ses lectures musicales :

Faut-il jouer moins fort ? Mémoires d’un pianiste accompagnateur, de Gérald Moore (mémoires), édition Buchet-Chastel.


Le livre de Gerald Moore est d’un intérêt exceptionnel. Best-seller en Angleterre, ces mémoires d’un des plus célèbres accompagnateurs du XXe siècle sont un témoignage à la fois spirituel, instructif et stimulant de la vie musicale des quarante dernières années.

La mère de Gerald Moore décela en lui le musicien caché et le força à étudier le piano jusqu’à ce qu’il devienne une espèce d’enfant prodige. En 1913, sa famille émigre au Canada où il est tour à tour caissier peu fiable dans un grand magasin, maître de chapelle et bedeau, organiste de cinéma. Le grand tournant de sa vie est son association avec le ténor John Coates, de quarante ans son aîné, un véritable tyran. Suivent Fedor Chaliapine, Pablo Casals, Kathleen Ferrier, Elisabeth Schwartzkopf, Victoria de Los Angeles, Dietrich Fischer-Dieskau, Yehudi Menuhin, pour n’en citer que quelques-uns car il a accompagné presque tous les grands virtuoses de son temps.

De tous ces artistes célèbres, Gerald Moore donne des croquis témoignant de son humour cordial. Ses chapitres sur l’enregistrement d’hier et d’aujourd’hui, ainsi que sur la radio et la télévision, sont particulièrement amusants.


MAURINE MERVIEL : communication


Son conseil de ses lectures musicales :

Les variations Maraldi d’Anne-France Dautheville (roman), édition Julliard (épuisé) disponible en livre numérique.


Il était une fois un prince napolitain. Il s’appelait Claudio Maraldi, et il composait de la musique. La vie de Claudio Maraldi fut inspirée à l’auteur par la musique de Claudio Gesualdo.

En ce XVIe siècle, l’Italie ressemblait à une constellation de petits royaumes ; on se battait contre les brigands, les Espagnols, les Français, les pirates barbaresques, les épidémies ; on se battait pour un duc contre un comte… Isolé au coeur de son palais. Claudio Maraldi inventait une musique nouvelle. Il aima sa femme Lucinda et ses enfants, à la folie. La peste les emporta. Il aima Antonieta Barbarini, l’une des premières cantatrices de l’Histoire. La vie les sépara.

Il croyait tenir des secrets de son oncle l’archevêque, mais celui-ci, s’il comprenait tout, ne savait pas grand-chose. Pourtant, après avoir beaucoup rêvé, beaucoup souffert, Maraldi devint le plus grand musicien de son époque. Ensuite, il attendit seulement quatre siècles pour qu’on le reconnaisse.