Hommage à Michel Sénéchal

Le Requiem de Fauré sera donné en hommage à Michel Sénéchal par M. Piquemal respectant ainsi les dernières volontés d’un des plus grands ténors français.

Suite à la crise sanitaire actuellement en cours et au confinement mis en place en France, nos deux concerts en hommage à Michel Sénéchal sont suspendus et reportés lors de la prochaine saison 20/21. 

Deux concerts seront donnés en hommage à Michel Sénéchal, dirigés par Michel Piquemal, avec le choeur régional Vittoria, l’orchestre des élèves et des professeurs du conservatoire de Taverny et la maîtrise du conservatoire de Taverny, ville à laquelle Michel Sénéchal était attaché depuis son enfance.

  • Saison 20/21, date à préciser, à l’église Notre-Dame de Taverny (95)
  • Saison 202/21, date à préciser, à l’église Saint-Roch de Paris (75)

Ces concerts sont organisés – en accord avec la famille – par Michel Piquemal et le choeur Vittoria en hommage à Michel Sénéchal. Ce dernier avait transmis ses dernières volontés à Michel Piquemal dès 2010, par courrier, et manifesté son souhait qu’il dirige le Requiem de Fauré à Saint-Roch lors de la cérémonie qui serait organisée le moment venu.

Malheureusement, la précipitation des événements n’a pas permis à la famille d’organiser des obsèques en tenant compte de ces volontés musicales. Un concert hommage sera finalement organisé a posteriori les 16 et 17 mai 2020 et reprendra l’ensemble de ses souhaits.

Michel Sénéchal habitait Taverny depuis son enfance et y avait démarré le chant à la chorale de la ville. Il s’est éteint à l’âge 91 ans à l’hôpital d’Eaubonne en 2018.

Le Choeur régional Vittoria est actuellement subventionné par la région Île-de-France, dont la Vice-Présidente culture est Madame Florence Portelli, également Maire de Taverny. C’est pourquoi Michel Piquemal a souhaité associer à cet hommage les élèves et professeurs du conservatoire de Taverny, en invitant l’orchestre et la maitrise à participer à ces deux concerts aux côtés du choeur.

Suite à la crise sanitaire actuellement en cours et au confinement mis en place en France, nos deux concerts en hommage à Michel Sénéchal sont suspendus et reportés lors de la prochaine saison 20/21. 


PROGRAMME ET DISTRIBUTION


Litanies à la Vierge noire de Francis Poulenc pour chœur de femmes et orchestre

Extraits de la messe brève de Léo Delibes par la maîtrise du conservatoire

Cantique de Jean Racine de Gabriel Fauré (version John Rutter) pour chœur et orchestre

Requiem de Gabriel Fauré pour chœur et orchestre

Suite à la crise sanitaire actuellement en cours et au confinement mis en place en France, nos deux concerts en hommage à Michel Sénéchal sont suspendus et reportés lors de la prochaine saison 20/21. 


MICHEL SENECHAL : UN TENOR INTERNATIONAL FRANÇAIS


Michel Sénéchal naît à Paris le 11 février 1927. Enfant, il commence la musique par la chorale, dans sa ville de Taverny (Val-d’Oise) où il grandit et continuera de vivre jusqu’à la fin de sa vie.

Ses études au Conservatoire de Paris sont couronnées en 1950 par un Premier Prix et il rejoint dans la foulée le Théâtre Royal de La Monnaie (à Bruxelles) pour trois ans. En 1952, dès l’âge de 25 ans, il est le premier français à remporter le concours de chant de Genève. Il est alors repéré par Gabriel Dussurget, qui le fait rejoindre le Festival d’Aix-en-Provence, dans lequel il marque les esprits pendant plus de deux décennies.

C’est ainsi à Aix-en-Provence qu’il devient célèbre, en 1956 à 29 ans, avec sa performance dans le rôle-titre du Platée de Rameau (une version dirigée par Hans Rosbaud et enregistrée chez Pathé). Il marque ce rôle, tant par son aisance vocale (dans l’aigu du registre ténor) que dans l’interprétation scénique de ce personnage de grenouille qu’il donnera à travers les scènes lyriques françaises (Lyon, Nancy, Strasbourg, Versailles, et à l’Opéra Comique en 1977 dirigé par Michel Plasson et filmé).

Fort de ses succès, il élargit alors son répertoire et aborde le bel canto italien et notamment Rossini, avec Almaviva du Barbier de Séville et Le Comte Ory par exemple (dirigé par Désiré-Emile Inghelbrecht à Paris en 1959), un rôle qu’il reprend régulièrement (à Strasbourg en 1961, Salle Favart en 1968 puis 1976, à Genève en 1980). Prise de rôle également de La Dame blanche de Boieldieu (au disque en 1966), des opus de Gounod (Faust, Vincent pour Mireille) mais il marque encore davantage les esprits avec les deux opus lyriques de Ravel : L’Heure espagnole en 1958 à Strasbourg (dans laquelle son Gonzalve lui vaut d’être invité au Festival de Glyndebourne), ainsi que L’enfant et les sortilèges en 1961 au disque (pour ses trois rôles de ténor : la Théière anglaise, le Bonhomme Arithmétique, et la Rainette qui est l’occasion de retrouver un personnage de grenouille après Platée).

Ses succès lui ouvrent les portes des opéras nationaux et internationaux, mais aussi de collaborations d’exception comme par exemple avec le grand Luciano Pavarotti. En effet, pendant 13 ans, il incarne Basilio à Salzbourg, chaque année entre 1972 et 1976, puis en 1979, 1980, 1987 et 1988, ainsi que Le Dancaïre de Carmen en 1985 et 1986. Apprécié par le maestro Karajan, celui-ci lui offre de participer à l’enregistrement de La Bohème avec Pavarotti et Freni en 1973. Après ce double Alcindoro et Benoît, il est Goro avec les mêmes stars pour Madame Butterfly en 1974, puis Roderigo dans Otello de Verdi avec Vickers et Freni la même année.

En 1973, en parallèle, il participe à la légendaire production signée Giorgio Strehler des Noces de Figaro (et preuve de sa longévité, il sera également présent pour la reprise 21 années plus tard). En 1974, il participe à une nouvelle production d’un metteur en scène mémorable : il est l’un des quatre valets (Frantz) dans Les Contes d’Hoffmann mis en scène par Patrice Chéreau. Grâce à ce rôle, il fait ses débuts au Metropolitan Opera de New York en 1982 (il l’enregistrera également en 1989 avec Plácido Domingo, Edita Gruberová, Gabriel Bacquier et Seiji Ozawa).

Soucieux du jeu, il tient des rôles « de caractère » comique, sombre ou spirituel tels que Spoletta face à Tosca (à l’Opéra de Paris en 1974 et 1984), Altoum dans Turandot (dans ce même lieu en 1981), Valzacchi avec Le Chevalier à la rose (au Théâtre des Champs-Élysées la même année), Triquet dans Eugène Onéguine (au Metropolitain Opera de New York en 1997), Guillot pour Manon (à Bastille la même année), ou encore l’Aumônier dans les Dialogues des carmélites (en 1983 et qui sera aussi son dernier rôle à l’Opéra de Paris, en novembre 2004 à 77 ans !).

Michel Sénéchal brille aussi dans le répertoire d’opéra-comique et d’opérette pour les concerts de l’ORTF dès les années 1960 (enregistrant des œuvres d’Offenbach avec Michel Plasson : Orphée aux enfers, La Vie parisienne, La Périchole). Un répertoire qu’il continuera à défendre jusque dans les années 2000, au Théâtre du Châtelet avec Ménélas dans La Belle Hélène (avec Laurent Pelly et Marc Minkowski) et le Mari des Mamelles de Tirésias.

Outre ces rôles du répertoire, Michel Sénéchal prend part à des créations mondiales : Frère Elie pour le Saint-François d’Assise de Messiaen à Paris en 1983, de Frère il est promu Pape Léon X dans Docteur Faustus de Konrad Boehmer toujours à Paris en 1985, la même année que sa création du rôle de  Fabien pour Montségur de Marcel Landowski à Toulouse en 1985.

Michel Sénéchal œuvre aussi pour la formation des interprètes. Il enseigne à l’École d’art lyrique de l’Opéra de Paris, il lance avec Gabriel Bacquier en 2008 un appel pour défendre les artistes français et crée avec Georges Prêtre l’association L’Art du chant français, avant de participer en 2014 à l’Académie internationale de musique française fondée par Michel Plasson. Il s’éteint le 1er avril 2018, à l’âge de 91 ans.

Référence : biographie Olyrix

2020-04-27T16:24:59+02:00